Les chemins de la paix

LES ÉQUIPAGES AUTOCHTONES

Pendant trois semaines, en juillet 1701, les 1 300 délégués des Premières Nations partent en canots et font du portage des confins du lac Supérieur, des rives du Missouri et du Mississipi et des sources de la rivière des Outaouais, pour venir à Montréal signer un traité de paix qui met fin à près de cent ans de conflits.

En 2001, en souvenir de leurs ancêtres signataires de la Grande Paix de Montréal, des jeunes issus de différentes communautés autochtones et plus particulièrement ceux de Manawan et du Centre d'entraide et d'amitié autochtone de Senneterre formeront les équipages des premiers rabaskas - grands canots pouvant accueillir dix rameurs - qui ouvriront le grand défilé sur le fleuve Saint-Laurent.

De Manawan à Montréal

L'équipage atikamekw est formée de 10 jeunes. À bord d'un canot d'écorce construit par des jeunes atikamekw pour renouer avec les traditions de leur nation, l'équipage projette de descendre la rivière Saint-Maurice à partir de Manawan pour venir se joindre par la suite aux autres équipes participant à l'arrivée symbolique en canots. Le canot atikamekw est décoré des pictogrammes de la Grande Paix.


LES RABASKAS DE LA PAIX

Au matin du 4 août, à Kahnawake, une flotte de 40 rabaskas et de près de 300 rameurs prennent le départ pour une descente du fleuve Saint-Laurent qui les conduira au quai Jacques-Cartier. Le parcours suivi les conduit de Kahnawake à Ville de La Salle en contournant les rapides de Lachine. Les rameurs feront du portage à la jetée de l'ancienne station hydro-électrique de La Salle, puis reprendront le fleuve, pour passer devant Verdun et l'Île-des-Sœurs. Le cortège des rabaskas est ouvert par l'équipage des jeunes Atikamekw suivi des autres rabaskas de la Paix.

LE DÉFILÉ DE LA PAIX

Au terme de leur expédition, les 40 rabaskas et leurs équipages arrivent au quai Jacques-Cartier. Ils sont accueillis par Louis-Hector de Callière et une salve d'honneur tirée par un régiment militaire historique. Une foule bigarrée en costumes français et autochtones forme le comité d'accueil. Au son de la musique militaire et des tambours amérindiens, plus de cinq cents personnes défilent. Louis-Hector de Callière et le grand chef Huron-Wyandot, Kondiaronk, ouvrent solennellement la marche qui mène les équipages à la foule costumée et le public jusqu'à la place Royale pour la cérémonie de commémoration du tricentenaire de la signature du traité de paix.


LA CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION
TAMBOURS ET CHŒUR POUR LA PAIX

La cérémonie de commémoration commencera par une importante réunion de tambours et de percussions de toutes natures provenant de la foule assemblée autour de la place Royale. Les Montréalais sont invités à se joindre aux troupes musicales autochtones et aux troupes militaires historiques pour cette cérémonie dont le but est de faire fuir toutes les idées de guerre afin que les pensées de paix s'installent dans les cœurs. Après les tambours, vient le chœur des Petits Chanteurs du Mont-Royal qui entonne un pot-pourri de chants à la Paix, alors que sur la place Royale commence la cérémonie de l'Arbre de Paix.

L'ARBRE DE PAIX

S'inspirant d'une ancestrale tradition iroquoienne, l'on procèdera à la plantation symbolique d'un pin blanc. La cérémonie sera présidée par Jake Swamp, leader spirituel mohawk, lequel sera accompagné par plusieurs dignitaires. Le public présent est invité à venir verser l'eau nourricière essentielle à l'Arbre de Paix. Le pin blanc demeurera au centre de la place pour la durée du Grand Rassemblement. Il sera par la suite offert aux Amis de la montagne pour qu'il puisse être transplanté sur le mont Royal.

Le geste posé par la Corporation est réalisé à l'intention des générations futures et en souvenir du discours prononcé par Kondiaronk, où le grand chef des Hurons-Wyandots s'exprima en ces termes :

Le soleil a aujourd'hui dissipé tous les nuages
pour faire paroître ce bel Arbre de paix,
qui était déjà planté sur la montagne
la plus élevée de la Terre

LES NOUVEAUX SIGNATAIRES DE PAIX

Les écoliers Premiers ambassadeurs de la Paix, les visiteurs du Vieux-Montréal, les descendants des signataires du traité de 1701 et la population de Montréal, en général, sont invités à signer le livre de la Grande Paix du 21e siècle. Toutes les signatures recueillies, témoignage sensible de notre attachement aux valeurs de paix mondiale, seront par la suite remises au représentant de l'ONU en cette première année de la Décennie internationale de la promotion de la culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde.

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