La journée des hommages

Hommage à Kondiaronk et aux signataires du traité de la Grande Paix

La célébration spirituelle de la Paix

Au début d'août 1701, les représentants de plus de 30 nations amérindiennes se donnent rendez-vous à Montréal pour convenir d'une paix durable avec les Français. Cette paix signée par Louis-Hector de Callière, gouverneur de la Nouvelle-France, et les représentants autochtones, met fin à près d'un siècle de conflits. La paix peut s'installer et avec elle l'ouverture en toute sécurité des territoires de chasse et d'échanges commerciaux. Cette paix est le résultat du travail convaincu d'hommes éminents qui avaient pour nom Frontenac, de Callière, Kondiaronk, Teganissorens, Onanguicé... et leurs valeureux partenaires dans la paix : les Iroquois, les Hurons, les Outaouais, les Algonquins, les Miamis, les Illinois, les Ojibwés, les Cris... La volonté de paix se traduit également dans le courage qu'il fallut à ces gens pour se rendre à Montréal, par voies d'eau et de terre, alors que la vallée du Saint-Laurent était le foyer d'une terrible fièvre qui endeuillait la population.

Le 2 août 1701, à l'avant-veille de la signature du traité, le grand chef Huron-Wyandot Kondiaronk prononce un long et déterminant discours de paix. Atteint par la maladie, les fièvres l'assaillent de plus en plus. Affaibli, on le conduit à l'Hôtel-Dieu où il rend l'âme. Sœur Gallard, témoin de la scène raconte :

On nous en amène plusieurs (amérindiens malades) dans notre hôpital, mais surtout un de leurs considérables, nommé Le Rat (Kondiaronk), qui fut ravi dès le lendemain par la mort. (...). Ce fut une grande affliction parmi la nation de ce chef. (...) M. notre gouverneur, voulant leur faire voir la part qu'il prenait à leur douleur, alla lui faire présent d'un fusil et d'une épée, qu'il posa auprès du mort. (...) Il fut enterré le matin avec tout l'appareil et les cérémonies qu'on aurait fait à un des premiers capitaines. L'église (Notre-Dame de Montréal) était tendue de noir. Tous les soldats étaient sous les armes, qui firent trois décharges quand on le mit en terre. On fit tout cela pour faire voir aux Iroquois l'estime que les Français font de leurs gens et surtout des chrétiens.
Lettre écrite et envoyée en France en septembre 1701
Archives de l'Hôtel-Dieu de Montréal

Trois cents ans plus tard, les Montréalais se souviennent et avec eux les Premières Nations. Dans le but de rendre hommage aux signataires du traité de la Grande Paix de Montréal et en mémoire de ce grand chef que fut Kondiaronk, la Corporation des fêtes de la Grande Paix de Montréal en association avec la basilique Notre-Dame de Montréal tient une cérémonie sous le thème Célébration spirituelle de la Paix, le 3 août 2001, en soirée. Cette cérémonie sera accompagnée de chants religieux chrétiens et de musique traditionnelle amérindienne.

LES AUTRES HOMMAGES

D'autres activités dites « d'hommages à la Grande Paix » viendront sous peu s'ajouter au programme des activités de commémoration. Ces projets étant en cours de négociations, ils seront annoncés sur le site Web de la Corporation au fur et mesure de leur confirmation.

Hommage à la jeunesse autochtone

Le Centre d'amitié autochtone de Montréal, en association avec la Corporation des fêtes de la Grande Paix de Montréal, rend hommage aux jeunes autochtones qui participeront, le 4 août 2001, à l'expédition en rabaskas. Les jeunes sont invités à une soirée de rencontre et d'échange entre eux dans une ambiance vivante et musicale au Centre d'amitié autochtone de Montréal.

Hommage aux femmes autochtones

Des femmes des différentes nations autochtones tiennent une rencontre pour rendre hommage aux femmes qui ont joué et jouent encore un rôle important au sein de leurs communautés.

Hommage aux familles souches montréalaises de l'époque de la Grande Paix

En 1701, au moment du grand rassemblement des délégués autochtones venus signer la paix, Montréal compte environ 1 200 habitants qui ont pour noms de famille Archambault, Lacombe, Chartier, Benoist, Langlois, Richard, Dagenais... À l'occasion du 300e anniversaire du traité, la Corporation et la Société généalogique canadienne-française initient le public participant aux activités du Grand Rassemblement à la généalogie des familles descendantes des Français de la Nouvelle-France.

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